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 [RP] Silent Running [Inosa]

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Zero Sasuraï
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MessageSujet: [RP] Silent Running [Inosa]   Jeu 29 Oct - 23:34


Silent Running
Avec Inosa Talana


Cela faisait maintenant plusieurs jours que Zero était coincé dans la cité de Teirm. Celui-ci avant de prendre le bateau en direction du continent de l'Ouest avait une dernière mission à accomplir, entamer des discussions avec la Guilde des Voleurs de la ville de Teirm afin se décident à rester dans le giron de l'Empire. Cela faisait en effet plusieurs années que la Guilde des Voleurs avait pris un poids considérable dans les affaires de la cité. Certes, pour des néophytes peu habitués de la politiques, cela pouvait semblait étrange qu'une force étatique s'allie aux canailles pour assurer le pouvoir, mais c'était une pratique assez courante afin de s'assurer que le pouvoir serait exercé au mieux en échange d'un droit de fermer les yeux sur les activités de certains. Il arrivait certes que certaines gardes un peu plus zélés que les autres veuillent changer l'ordre établi, tel un dénommé Carotte il y a de cela quelques années, mais les choses revenaient vite à la normale, la loi du plus fort. Zero était venu pour mettre de l'ordre dans les affaires de la cité et la contrôler sans pour autant s'appuyer sur les riches marchands qui ne faisaient pas confiance en l'Empire. Ce n'était pas non plus le cas de “la volaille” comme aimait à l'appeler le chancelier de Zalech Valérian, un homme que n'appréciait guère Zero qui avait eu l'occasion de le rencontrer à plusieurs reprises pour recevoir des missions, et notamment celle-ci. Il avait été convoqué un mois auparavant dans son bureau pour recevoir son ordre de mission : « Je sais que vous devez bientôt partir pour le continent de l'Ouest... Cependant, j'ai quelque chose pour vous... avait-il commencé de sa voix traînante avec son air faussement mielleux. Il ajouta en lui tendant un morceau de parchemin blanc : « Vous devrez vous rendre à Teirm et prendre contact avec les membres de la Guilde des Voleurs pour qu'ils retournent dans le giron de l'Empire. » Zero approcha le parchemin non décacheté de la flamme de la bougie qui se trouvait entre lui et le chancelier et mit le feu à celui-ci ajoutant avant de partir, usant son charisme naturel et laissant tomber le parchemin sur le sol de pierre : « Combien de fois faudra-t-il que je vous dise que je n'ai pas besoin de paperasse... » Il avait tourné les talons et s'était rendu et n'avait pas attendu que le chancelier exprime sa colère habituelle contre lui qui avait si souvent sali son beau sol de cendre.

Zero s'était donc rendu avec un cheval des écuries jusqu'à Teirm pour s'occuper de la Guilde des Voleurs. Lorsque notre histoire commence, cela faisait plusieurs jours que le jeune homme était arrivé dans la cité portuaire. Il avait pris le temps de s'entretenir avec les quelques marchands présent sur place, s'enquérant de leurs petites affaires afin de les avoir dans la poche de l'Empire. Cela ne faisait certe pas parti de sa mission, mais il se disait que cela serait probablement bien utile à Zalech Valérian s'il voulait contrôler la cité sans encombre et si le contact avec la Guilde des Voleurs ne se faisait pas comme prévu. Zero prenait aussi le temps de se renseigner sur la guilde des voleurs qui dirigeait la ville elle aussi, rares étaient ceux qui avaient eu connaissance de l'emplacement de leur base qui était tenue au secret. Il fit cependant suivre plusieurs d'entre eux au cours de la nuit bien que la plupart des hommes de Teirm soit des incompétents, savoir que quelqu'un en avait auprès d'eux risquait de les intriguer et ceux-ci voudraient peut être prendre contact avec le diplomate, cela ne fit pas défaut, dès le troisième jour, il avait constaté que quelques ombres suivaient ses mouvements. Aussi, ne fit-il rien pour y changer quoique ce soit. Il allait et venait dans la cité à visage découvert sans armure et menait ses affaires.

En début de soirée, alors qu'il s'activait sur le port aux préparatifs de son voyage vers l'ouest, il croisa la route d'un marchand qui le salua. Ne l'ayant pas vu auparavant, il en profita pour lui poser quelques questions sur sa situation, ses affaires, ses doléances ainsi que la guilde des voleurs qu'il avoua à demi-mot vouloir rencontré. Le marchand lui avait répondu sur le ton de la confidence : « Rares sont ceux qui s'intéressent à la guilde des voleurs comme vous monsieur Sasuraï, vous me rappelez un homme que connu mon grand-père qui travaillait pour l'Empire lui aussi, un dénommé Gareth Fesselheim qui avait réussi à se faire d'importants contacts dans cette guilde. » Zero aurait certe aimé que le marchand tienne plus sa langue, mais il s'inclina poliment lorsque celui-ci le laissa partir. Il n'avait jamais entendu parler de ce Gareth, aussi espéra-t-il en son for intérieur réussir en la tâche que celui-ci avait semblé réussir quelques décennies auparavant.

Une fois la conversation finie, le jeune homme prit la route de l'auberge, le pas décidé. Il repensait à sa longue journée depuis la tombée de la nuit et alors qu'il tournait à l'angle de deux rues, il aperçut de son œil affuté deux ou trois ombres qui semblaient le suivre dans l'obscurité ce qui le fit avoir un rictus de satisfaction. Je vois que mon escorte est toujours là pour me suivre. Intéressant se dit-il en son fort intérieur. Un jour peut-être prendront-ils contacts et le plus vite sera le mieux, celui-ci avait en effet envie de quitter le plus vite possible le continent, curieux de découvrir le continent de l'ouest et peu pressé de retrouver son très cher chancelier qui lui ferait encore un énième sermon pour son pauvre petit sol brûlé. Un jour il l'arroserai, à cette pensée, il esquissa un nouveau sourire et pénétra dans l'auberge.


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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Dim 1 Nov - 19:48


Fichu manoir. Il n'y avait finalement rien eu qui ait la moindre valeur dedans et elle était ressortie aussi pauvre qu'elle n'y était entrée. Il faut dire qu'il était beaucoup plus dangereux qu'elle ne l'avait imaginé et qu'elle n'avait pas osé y retourner. Au final, tout ce qu'elle en avait retiré était la récompense des villageois, mais elle ne valait pas le détour aussi loin au Nord. Une pure perte de temps. Enfin, presque. Elle avait quand même appris à gagner le respect d'autres personnes, même s'il n'était pas réciproque. On ne changeait pas une voleuse si aisément, surtout pas quand sa survie dépendait de sa capacité à délester les gens de leur si lourd argent. Si elle commençait à respecter les autres, comment pourrait-elle les voler sans être prise de remords? Non, c'était l'ordre des choses et c'était mieux ainsi.

À force de questionner les habitants de la vallée, dite de Palancar, elle avait enfin obtenu l'information qu'elle voulait, après bien des regards étranges de la part des villageois. Oui, c'était vrai, elle avait du mal à voyager, mais ce n'était pas une raison pour s'empêcher de voyager, bien au contraire, cela lui permettrait de mieux se repérer dans ses voyages futurs. C'était en voyageant qu'elle apprendrait à voyager, pas en restant cloîtrée dans une ville. De toute façon, elle n'avait plus aucune raison ni aucune envie d'y rester.

Elle avait donc appris que pour elle qui ne savait pas se repérer, le plus simple serait de longer sur le côté est jusqu'à arriver à la vallée de la rivière Toark, puis de suivre cette rivière. Quelle que soit la direction qu'elle prenait, elle tomberait sur une ville, que ce soit Teirm ou Dras-Leona. Les autres villes étaient plus difficiles d'accès puisqu'il lui aurait fallu traverser les plaines, où elle aurait aisément pu se perdre, ne connaissant pas le terrain ni ne sachant se repérer au ciel. C'est ainsi qu'elle arriva à Teirm au bout de quelques jours, n'ayant rencontré pour toute forme de vie que quelques village urgals près desquels elle avait réussi à passer à la faveur de la nuit et de ses pouvoirs sur les ténèbres. Mais elle n'en était pas étonnée, ses sources l'avaient prévenue que les alentours du lac Fläm en accueillaient, depuis le début du règne de Nasuada.

Même de loin, la ville était très impressionnante, avec ses hautes murailles. Bien que moins grande et moins bien protégée que la capitale de l'Empire, la cité-état était une place forte parfaitement apte à résister à toutes les éventuelles attaques de pirates. Ou, considérant les terres de l'Ouest, la plus à même de résister à des envahisseurs en attendant des renforts de l'Empire, du moins de toutes les villes de la côte qu'elle avait vues. Et comme pour les murs d'Urû'baen, elle ne pouvait pas escalader ceux de Teirm. Cependant, les passants étaient moins nombreux et elle n'échapperait pas aux gardes. Pas à l'entrée. À la sortie, en revanche, les murs nettement moins hauts pourraient lui permettre de sortir, même si on lui refusait la sortie. Elle devrait affronter de nombreux gardes, mais elle avait déjà fait quelque chose de semblable, pour sortir son père de prison. À cette pensée, elle se rembrunit et se dirigea vers la ville, pour se changer les idées.

Elle parvint à passer les gardes, après un contrôle assez serré pour lequel elle dut promettre de ne pas faire de grabuge. *Faire du grabuge pour voler quelqu'un serait contraire à l'esprit d'un voleur, qui ne doit pas se faire repérer, évidemment que je n'en ferai pas.*, se dit-elle en quittant les gardes. Une fois les murailles franchies, elle leva les yeux pour observer les alentours et sourit. Elle allait adorer cette ville. Il était vrai qu'elle n'était à priori pas très engageante, avec ces fenêtres profondément encastrées dans les murs, mais cette ville, qui souhaitait se protéger de toutes sortes de bandits, était ironiquement un paradis pour les voleurs. Avec des fenêtres si profondes, il était aisé d'escalader les murs. Et les toits, de plus en plus hauts à mesure qu'on pénétrait profondément dans la ville, permettait aux apprentis voleurs de prendre des pauses à des paliers ou d'être aidés par des voleurs plus expérimentés. Sans compter que des toits plats étaient des plus pratiques pour suivre quelqu'un sans être vu.

Jetant un coup d'oeil derrière elle, en direction des gardes, elle s'enfonça plus profondément dans la ville, suivant la rue principale, puis obliqua vers la gauche, dans une rue moins fréquentée, lorsque les maisons furent rendues à quatre étages, puis elle alla se perdre dans le dédales des rues jusqu'à trouver une ruelle vide. Là, elle rabattit son capuchon sur sa tête et entama l'ascension d'une maison. Arrivée en haut, elle se dissimula derrière les contours du toits pour observer les remparts. Excellent. Les gardes ne semblaient pas trop regarder en direction de la ville. Il valait tout de même mieux être prudent et ne voyager sur les toits que dans l'obscurité.

Ces observations faites, elle redescendit, retira son capuchon et retourna dans une partie plus fréquentée de la ville. Là, elle se chercha une boutique pouvant lui fournir de la corde, qu'elle paya avec l'argent pris à un client qui sortait. Si elle voulait voler les gens depuis les toits, il valait mieux avoir une corde. Malgré que les bâtiments soient plus faciles à escalader que d'autres qu'elle avait vus, ils le seraient encore plus si elle attachait une corde sur le toit avant de descendre. Et si elle pouvait voler de loin avec la télékinésie, elle préférait éviter de s'épuiser avec la magie.

Quand elle sortit de la boutique, elle se promena dans la ville, attendant la nuit tombée pour agir. Elle en profita pour repérer quelques riches marchands, situant l'auberge où il se rendaient à mesure que le soir tombait. La plupart se rendaient à une auberge nommée «La Cruche d'Or». *Quel nom évocateur, pour une auberge de marchands*, sourit-elle intérieurement. Quand le soleil se coucha, elle se rappela qu'elle était venue en quête d'une carte des territoires du continent et se mit à en chercher une. De toute façon, les marchands qu'elle avait repérés ne sortiraient pas avant encore quelques heures. Elle finit par trouver ce qu'elle cherchait, mais la boutique était fermée pour la nuit. Peu importait. Retournant dans les ruelles, elle rabattit son capuchon sur sa tête et se hissa sur le toit d'une maison pour aller se poster sur le toit de l'auberge en question. Là, elle attendit que sortent les premiers marchands.

Un groupe de trois marchands fut le premier à sortir. Elle s'efforça de les suivre quand ils sortirent, mais ne réussit à en détrousser que deux. Ceux-ci avaient pris tellement de temps à discuter sur le chemin que quand elle retourna à l'auberge, les seuls qui étaient encore à l'intérieur étaient ceux qui y dormiraient, cette nuit-là. Découragée par ces maudits bavards, mais tout de même satisfaite de ce qu'elle avait réussi à leur prendre, elle descendit des toits pour se chercher une auberge moins fréquentée par les riches que celle-là, pour éviter de se faire dérober à son tour son butin de la soirée. Si elle se débrouillait pas trop mal, elle réussirait à s'acheter des provisions pour quelques semaines avec un cheval en prime. Voilà qui serait un bon bonus pour ses voyages, si elle comptait explorer les méandres et recoins de l'Alagaësia. C'était la première fois qu'elle volait autant et elle n'en était pas déçue. Le seul ennui d'un cheval était qu'elle devrait éviter de recroiser les gardes qui l'avaient fait entrer... et éviter tout risque de se faire repérer dans une ville, auquel cas elle devrait l'abandonner pour sortir.

Le lendemain, elle se rendit à la boutique qu'elle avait trouvé hier et prit la carte avec l'argent dérobé la veille. Quand elle sortit, elle aperçut une personne au visage dissimulé qui la suivait. Pour s'en assurer, elle se faufila dans le dédale de ruelles de la ville. La personne la suivait toujours. Elle avait l'intention de passer sa journée à étudier la carte, elle la passa plutôt à essayer, en vain, de l'attraper ou de la distancer. Mais elle n'était même pas sûre que ce ne soit qu'une personne, en fait. La taille semblait varier, en même temps que la silhouette qui paraissait parfois masculine, parfois féminine. Qu'avait-elle bien pu faire pour mériter d'être ainsi suivie? Les marchands n'avaient pas pu la voir, ni retrouver l'emplacement de leur argent. Alors, qui pouvaient-ils bien être?

La question fut répondue lorsqu'elle surprit une conversation, le soir, au port. Une guilde des voleurs. Elle n'avait jamais entendu parler d'un truc comme ça, mais elle ne doutait pas les avoir offensés en volant sur leur territoire. Cependant, il lui serait difficile de s'expliquer, de s'excuser ou de demander un passe-droit si elle était incapable d'attraper ceux qui la suivaient... Qui devaient donc la suivre pour l'empêcher de commettre un autre larcin ou la châtier le cas échéant. Voyant que celui qui cherchait la guilde des voleurs se mettait en mouvement, elle s'apprêta à aller lui parler quand elle remarqua qu'un autre ombre suivait ses pas. S'il était suivi lui aussi, ça changeait tout. Elle n'avait pas besoin d'aller lui proposer de l'aider à trouver la Guilde, juste à attendre que la Guilde vienne à lui. Rabattant son capuchon sur sa tête, elle se mit à le suivre à son tour.

Il ne tarda pas à entrer dans une auberge. Levant les yeux pour voir son nom, elle eut un sourire. Quelle ironie, elle était revenue à l'auberge qu'elle surveillait la veille au soir. Elle entra dans l'auberge et s'arrêta aussitôt sur le seuil. C'était de loin l'auberge la plus propre et la plus riche qu'elle avait vue. Partout où elle posait le regard, ce n'étaient que bijoux et tissus rares. Elle alla s'asseoir dans un coin sombre, ce qui était difficile dans cette auberge si éclairée, se commanda quelque chose quand le patron voulut la mettre dehors, mais ne but pas ce qu'elle avait commandé, se contentant de regarder les allées et venues du noble et gardant un oeil sur les deux personnes entrées à sa suite qu'elle soupçonnait être membres de la Guilde.
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Zero Sasuraï
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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Mar 3 Nov - 0:45


L'auberge dans laquelle il était entré avait pour non "La Cruche d'Or". Non pas qu'il ait eu une folle envie de descendre dans un lieu aussi chargé de riches et de nobliaux, qui lui rappelaient sa triste histoire, mais c'était l'un des meilleurs moyens d'être repéré par la guilde. En effet, rares étaient les voyageurs qui prenaient des précautions dans ce genre de lieux et c'était donc une place de choix pour les ripailles. Lui-même n'avait plus grand chose et avait jugé inutile d'emporter les rares objets de valeur qu'il possédait à savoir son armure. La seule entorse qu'il avait fait à sa règle était l'épée de son père qu'il portait toujours à son ceinturon dans son fourreau, bien rangée et qui ne le quittait que pour combattre ou la nuit, lorsqu'il prenait soin de la disposer à côté de lui en cas d'attaque.

En entrant, il se dirigea vers l'aubergiste et commanda son repas du soir, une salade avec un oeuf brouillé accompagnés d'un verre de lait. Zero n'aimait, en effet, pas les dîner trop copieux. Il en profita aussi pour demander qu'on lui prépare son courrier qu'il lirait à table. Ce faisant, en attendant qu'on lui serve son repas et qu'on lui apporte ses lettres, il remonta rapidement dans sa chambre pour y chercher son nécessaire d'écriture composé d'une plume d'oie, d'un encrier et de quelques parchemins. Une fois ceux-ci récupérés, il redescendit dans la salle et s'installa dans un des coins de la pièce, à sa table habituelle qui lui était réservée, attendant qu'on lui serve son repas. Celui-ci ne tarda pas à lui être amené sur un plateau soi-disant d'argent mais qui commençait à s'écailler fortement. La grandeur de cet établissement semblait passée depuis bien des décennies et ce malgré la riche clientèle qui s'y pressait. Sur le plateau était disposé trois lettres qu'il prit sans tarder.

Zero ouvrit sa première lettre cachetée, c'était un ordre du chancelier manuscrit codé selon un chiffrage connu par les hauts dignitaires de l'empire seulement. Le jeune homme qui était amené depuis plusieurs années à effectuer des missions de renseignement l'avait appris depuis longtemps et il n'y avait bien que le chancelier qui l'utilisait encore, là où d'autre lui préférait le code Galbatorix plus facile à déchiffrer que celui-ci mais aussi plus facile à casser. C'était peut être là l'un des rares aspects où le diplomate était en accord avec le chancelier qui avait une manie toute particulière du secret, même s'il n'aimait pas le caractère expéditif de ses lettres. Le message était le suivant :
"Veuillez communiquer rapport au plus vite.
L'Empereur veut savoir sur qui compter.
Préparatifs bateaux arrivent bientôt.
Fond supplémentaires crédités."

Tout en entamant son plat, il disposa ses outils scripturaux sur la table et prit note du rapport suivant qu'il prit soin de ne pas crypter : "Après avoir effectué plusieurs visites auprès de nos chers fournisseurs, j'appris que les affaires tournaient bien, que les marges étaient prolixes et les victuailles s'accumulaient. Tout se passe à merveille malgré les quelques renards qui rôdent la nuit dans la ville. Je vous recontacterai très bientôt si j'en apprends plus. Les contacts seront pris, je puis vous en assurer." Alors qu'il achevait son message, tout en mangeant quelques feuilles de salades mélangées à l’œuf, il signa de sa plus belle plume : "Sifra" un nom d'emprunt qui lui plaisait pour signer sa correspondance secrète. Grignotant encore quelques feuilles de salade il observa le cachet de ses deux autres lettres, il n'avait pas besoin de les ouvrir car il savait très bien ce qu'il y avait à l'intérieur, c'était lui qui les avait écrites et envoyé à l'auberge et constata, malgré le sceau quasi-parfait que toutes deux avaient été ouvertes puis refermées. Il exprima un sourire constatant que les poissons mordaient à l'hameçon. Il prit le temps de remettre le nécessaire d'écriture dans son petit sac après avoir cacheté sa lettre et finit de manger. Pendant qu'il achevait son repas, il prêta une attention particulière aux personnes dans la salle, cinq  étaient entrées depuis qu'il était dans l'auberge, un couple de nobliaux qui n'avaient aucun intérêt et qui se contentait de boire goulûment et de glousser, deux hommes discrets et une jeune femme. Se demandant s'il avait là le droit à l'accueil le plus chaleureux de la guilde, il acheva son repas.

Il se leva, alla rendre le plateau suivi du regard par les deux hommes et le déposa devant l'aubergiste tout en lui tendant son courrier qu'il eut la maladresse de laisser tomber devant le comptoir, se relevant il constata que l'un des deux hommes semblait intrigué par cela, bingo se dit-il intérieurement. Il ramassa la lettre et la donna à l'aubergiste sans un mot. Il remonta dans sa chambre, y déposa le nécessaire d'écriture, réajusta sa cape de voyage et jeta un coup d'oeil à l'extérieur, la pluie commençait à tomber averse, un magnifique temps pour une promenade. Ni une ni deux, il descendit les escaliers quatre à quatre et sortit après avoir adressé un hochement de tête aux deux hommes qui l'avait observé et à la jeune femme qu'il avait repéré avant. La pluie tombait drue sur les pavés de la ville et le jeune homme s'aventura à l'extérieur ne craignant pas les gouttes qui mouillerait tout au plus sa cape de voyage et ses cheveux. Il fit quelques pas et attendit de voir les autres sortir en s'adossant à un mur ruisselant de pluie. Lorsque les deux hommes sortirent, le diplomate ouvrit les bras en leur disant : "Messieurs que me vaut l'honneur de vos regards insistants, aurai-je réveillé en vous quelques démons ? ou quelques désirs inavouables ? Ou bien me trompé-je et ne suis-je qu'une nouvelle cible pour quelques ripailles. Oui c'est cela, j'ai réussi à intriguer la guilde." L'un des deux homme, le plus svelte se contenta de glousser et de lui lancer un : "Suivez nous, la Volpe veut vous parler." La Volpe était le nom qu'on donnait au chef de la guilde, aussi Zero s'inclina, fit signe aux deux hommes de passer devant, l'un d'entre eux le fit et Zero lui emboîta le pas alors que celui qui était resté silencieux jusque là clôturait le cortège. Ainsi, ils s'enfoncèrent tous trois plus profondément dans la cité portuaire.

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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Mar 3 Nov - 21:23

L'homme qu'elle avait suivi semblait aussi inintéressant que tous les riches qu'elle avait croisé. Occupé à ses petites affaires, sans se soucier le moins du monde de ce qui l'entourait. Il semblait ne pas se rendre compte le moins du monde que ses moindres faits et gestes étaient surveillés par trois personnes. À moins que la chose ne lui importe pas? Il n'était généralement pas prudent de négliger l'attention qu'avaient autant d'inconnus pour soi. Surtout quand ils étaient vêtus comme des personnes cherchant généralement à ne pas se faire repérer, comme l'étaient justement les trois personnes qui l'examinaient en ce moment. Bah, il valait mieux ne pas chercher à comprendre les riches, tous plus étranges les uns que les autres. Ou trop confiants en leur sécurité.

Celui-ci ne tarda pas à monter à l'étage, sans doute à sa chambre. Inosa hésita à le suivre, mais comme elle l'avait entendu commander quelque chose à l'aubergiste avant de monter, elle se disait qu'il redescendrait bien assez vite. Il redescendit avec des plumes, de l'encre et des parchemins. Qu'allait-il en faire? Cela avait visiblement un rapport avec le courrier qu'il avait reçu. Répondre à un parent.. ou écrire un rapport? Elle venait de penser que s'il logeait dans une auberge, c'était parce qu'il n'était que de passage. Et il ne cherchait sans doute pas la guilde des voleurs pour rien. Couler l'entreprise d'un concurrent? Il y avait d'autres moyens, plus dignes de confiance et plus efficaces qu'une armée de voleur. Non, il ne travaillait sans doute pas pour lui-même. Il était également peu probable qu'il ne soit envoyé par le seigneur de Teirm. Les voleurs devaient surveiller attentivement les faits et gestes de ceux, dans la ville, apte à les arrêter. Mais alors, quel clan l'avait envoyé et dans quel but? Voilà qui restait un mystère. Qu'y gagneraient les clans à contrôler... À contrôler quoi, en fait? Dans une ville de marchands, la guilde des voleurs devait être florissante. Les voleurs devaient être riches, nombreux et aptes à contourner toutes les protections qui devaient entourer les biens des marchands. Cela expliquait les aptitudes de ceux qui la suivaient, qu'elle n'avait réussi ni à semer, ni à attraper. Elle écarquilla les yeux quand elle comprit. Contrôler la guilde des voleurs était le meilleur moyen de contrôler Teirm indirectement. Qui pourrait le vouloir? Le voyage était long, de Teirm à la Grande Forêt ou au Surda, ce n'était pas l'idéal pour la Confrérie. Un noble impérial en mission, alors, sans doute. C'était de plus en plus intéressant, ce séjour, en fait...

Elle regarda le noble avec une attention renouvelée. Celui-ci avait fini avec ses lettres. Curieusement, il n'avait porté attention qu'à l'une d'elle, négligeant les deux autres. Savait-il donc déjà ce qu'elles contenaient? C'était intriguant. Un correspondant agaçant qui lui répétait toujours la même chose? Elle avait envie de jeter un coup d'oeil à ça quand le noble se lèverait, mais elle ne reconnaîtrait probablement pas le sceau et il lui serait difficile de voir ce qu'elle contenaient. De toute façon, il ne se lèverait sans doute pas en laissant les lettres sur la table et il lui serait difficile d'accéder aux lettres, même si elle ne voulait qu'examiner le sceau. Tant pis. Elle s'efforça de penser à autre chose.

Ce ne fut pas difficile, le noble choisit cet instant pour se lever. Elle le suivit des yeux, se demandant où il allait. Il porta sa vaisselle sale au patron et lui donna la lettre qu'il avait écrite, après l'avoir échappée. Son rapport de mission, sans doute. Il monta ensuite dans sa chambre. Elle hésita une fois de plus à le suivre, mais se dit que tant qu'aucun des deux membres de la Guilde ne le suivait, elle n'avait pas à faire de même. De toute façon, il le mèneraient sans doute à la Guilde en le faisant sortir par la porte. Rares étaient ceux qui savaient grimper, même à une corde.

Finalement, il ne tarda pas à redescendre et à sortir. Tant mieux. Elle jeta un coup d'oeil aux deux hommes de la Guilde, se demandant lequel allait le suivre, mais les deux hommes le suivirent finalement. Comme c'était étrange. Celui qui l'avait suivie toute la journée abandonnait la filature pour cet homme? Il devait être très important aux yeux de la Guilde. Pourquoi, elle n'en avait aucune idée. Cela avait-il un rapport avec le fait qu'il cherchait à entrer en contact avec eux? Probablement. Une escorte de deux personnes semblait indiquer qu'ils allaient finalement le conduire à leur repère. Elle sourit. Très bien, c'était son moment. Elle s'assura que son capuchon était bien ajusté avant de sortir à son tour.

Dehors, il pleuvait. Elle baissa la tête en pestant. Il n'était pas aisé de suivre quelqu'un dans une telle obscurité et sous la pluie. En plus, elle détestait la pluie, qui avait la fâcheuse manie de se frayer un chemin jusqu'aux yeux ou à l'intérieur des vêtements, emplacement qu'elle ne quittait plus et d'où elle en profitait pour refroidir considérablement le porteur des vêtements. Elle vit néanmoins les trois hommes qui s'avançaient, vers la gauche, le noble encadré par les deux autres. Elle courut pour s'approcher d'eux puis commença à les suivre à bonne distance. Profitant de l'obscurité, elle s'entoura de ténèbres pour passer inaperçue.

Évidemment, pour une guilde si secrète qu'une guilde des voleurs, le point de rassemblement devait être dans une ruelle que personne ne fréquentait, dans une bâtisse d'apparence désaffectée. Aussi ne fut-elle pas vraiment surprise quand ils tournèrent tous les trois derrière une maison, pénétrant plus profondément dans le coeur de la ville. Ce qu'elle n'avait pas prévu, en revanche, c'est que l'un d'eux profiterait du coin pour se placer en embuscade. Alors qu'elle tournait le coin, un des deux hommes atterrit derrière elle. Et malgré l'obscurité qui l'entourait, il parvint à trouver son cou pour passer son bras autour, l'immobilisant, et pour le lui piquer de sa dague. "Retire ces ténèbres qui t'entourent, sinon je pique plus fort", lui murmura-t-il à l'oreille. Pour appuyer ses paroles, il enfonça un peu plus sa dague dans son cou, la faisant grimacer de douleur. Elle lui obéit aussitôt et il relâcha son étreinte. Elle essaya de lui échapper, mais il attrapa son bras. "Pas si vite. Je crois, après ce que tu viens de montrer, que la Volpe sera très intéressée par toi", ajouta-t-il avec un petit rire.

Il la traîna un peu plus loin, entrant dans une autre ruelle où l'attendaient l'autre voleur et le noble. "Cette petite vient avec nous, je crois que la Volpe l'appréciera", répondit-il au regard interrogateur de son collègue. Ils se remirent en route dans le silence le plus complet. Inosa tâta sa plaie au cou. Elle saignait, mais rien de bien grave, ce serait vite guéri. Elle observa les deux voleurs cherchant lequel des deux était celui qui l'avait suivie durant la journée, en vain. Elle se tourna finalement vers le noble pour lui dire

-Vous êtes sûr de vouloir rencontrer cette fichue guilde? Quand cette brute m'aura lâchée, j'aurai des bleus formant l'empreinte de ses doigts sur le bras, sans compter cette dague qu'il m'a plantée dans le cou.

Elle jeta un regard noir à l'homme qui la tenait tandis qu'ils avançaient toujours dans les ruelles et que les questions se bousculaient dans sa tête. Qui était cette Volpe? Pourquoi l'homme pensait-il qu'elle serait intéressée par elle? Si elle l'était, en quoi le serait-elle? Car elle ne comptait pas permettre à n'importe qui de se servir elle n'importe comment et elle était particulièrement peu encline à être associée à cette guilde ou à y entrer. Ses pensées se tournèrent ensuite vers le noble. Qui était-il, quelle fonction occupait-il? Comment avait-il réussi à les intéresser, à les convaincre qu'il méritait un entretien? Et dans quel but exactement voulait-il cet entretien? Et pendant ce temps, ils progressaient toujours, ils ne devaient plus être très loin du point de rencontre avec cette mystérieuse Volpe. Elle était nerveuse. Elle commençait à se demander si elle ne s'était pas jetée dans la gueule du loup en tentant de suivre ces trois hommes. Restait à espérer que tout se passerait pour le mieux ou du moins pas trop mal.
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Zero Sasuraï
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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Dim 22 Nov - 12:57


La pluie tombait à verse et ruisselait le long de sa cape et de ses cheveux venant goutter de temps en temps sur son épaule. Ce n'était guère agréable d'habitude d'être trempé, mais le noble n'en avait cure, il maîtrisait l'eau, aussi il était habitué à cet élément. Ils s'enfoncèrent ainsi profondément dans la cité portuaire, passant par les ruelles désertées et sombre d'un début de nuit. Alors qu'ils se faufilaient derrière une maison, une jeune femme fut faite captive par l'une des personnes qui encadraient le diplomate. Celui-ci observa la jeune femme qui marchait à présent à ses côtés et constata immédiatement la blessure qu'elle avait au cou. Celle-ci lui adressa la parole : "Vous êtes sûr de vouloir rencontrer cette fichue guilde? Quand cette brute m'aura lâchée, j'aurai des bleus formant l'empreinte de ses doigts sur le bras, sans compter cette dague qu'il m'a plantée dans le cou." Ni une ni deux, souhaitant se montrer sous son meilleur jour, il fit un geste de la main et susurra quelques paroles d'Ancien Langage qui eurent pour effet de guérir immédiatement sa plaie au cou. Le diplomate fit encore quelque pas profitant pour observer la jeune femme qui portait une capuche. Lorsqu'il prit la parole, il se contenta de lui dire d'un ton neutre : "Rassurez vous, vous n'avez rien à craindre... pour le moment du moins."

Ils marchèrent ainsi pendant de longues minutes dans le silence. L'objectif des deux hommes était assurément de les perdre, cela marcha en partie, errant d'une place à l'autre en passant par toutes les petites ruelles de la ville. Ils marchèrent ainsi pendant près de 30 minutes au moins, avant que le moment fatidique n'approche. Ils entrèrent dans une bâtisse d'apparence délabrée au cœur de la vieille ville, en plein centre des quartiers les plus populeux. En pénétrant plus en avant, ils arrivèrent dans une petite pièce, délabrée elle aussi puis sur une cour extérieur qui donnait accès au hall réel de la bâtisse. Dans la pièce, Zero put observer un intérieur somptueux qui lui, n'avait rien de délabré, au contraire. De larges tentures rouges étaient étendues sur les murs, des tableaux finement ouvragés et des statues étaient entreposés là. Un sacré butin que voilà. Zero et sa jeune compagne d'infortune furent conduit jusqu'au bureau de La Volpe. Tous dans ce bâtiment était preuve d'opulence. Lorsqu'il entra dans le bureau, un homme leur faisait face, assis à une table, un encrier posé devant lui ainsi qu'une pile de parchemins, il était à visage découvert, disposait d'un corps athlétique mais devait avoir dans la quarantaine d'années, voire un peu plus et il les observait de ses deux petits yeux sombres, les scrutant avec attention.

Zero ne prononça pas un mot en entrant, dégoulinant toujours sur le tapis du chef de la guilde qui fut donc bien obligé après plusieurs minutes de silence de prendre la parole :"Ainsi, voilà l'homme qui dit-on, nous cherche dans toute la ville. Qui êtes vous donc ?" Le diplomate leva les yeux au ciel et lança pour seule réponse : "Vous savez très bien qui je suis." L'homme marqua une pause, semblant penseur et se leva pour s'approcher un peu plus de ses "invités", ses pas raisonnant sur le parquet amorti par un somptueux tapis. "Vous n'êtes guère amusant Zero... Oui je sais qui vous êtes et qui vous... représentez." A nouveau le silence se fit dans la pièce, seuls les gouttes de pluies résonnant sur le toit venait calmer la quiétude du lieu. Que me veut l'Empire ? Son Altesse va bien j'espère ?" reprit-il à nouveau.

Zero détacha la cape de voyage qui dégoulinait toujours sur le tapis, ses vêtements s'en était bien sorti dans l'opération malgré le fait qu'ils étaient à présent gorgés d'humidité, il fit quelques pas et alla la mettre sur un porte-manteau. Ignorant copieusement ce que son hôte lui avait demandé, il lui lança : "Rassurez-moi, vous ne comptez pas nous laisser dans cet état pour entamer des discussions n'est-ce pas ? J'attendais plus de raffinement de la part de quelqu'un qui dispose d'un tel palais. Aussi je demande que nous suspendions notre rencontre." Concluant sa phrase, il se fit le plus intimidant possible face à son hôte. La Volpe céda finalement après une minute entière de silence : "Bien... Cependant une question Zero, qui est cette jeune femme qui a été amenée avec vous ?" L'humain s'était attendu à cette question, aussi il avait préparé un mensonge qui pourrait lui permettre de lui sauver la vie ou bien de ne pas être redevable à la guilde de ne pas l'avoir tuée : "Elle m'accompagne, je me suis dit que pour rencontrer la guilde, nous ne serions point trop de deux." La Volpe sourit de toutes ses dents, satisfait de la réponse et de la réputation qu'on donnait à sa guilde. "Elle n'apparaît cependant pas dans vos rapports..." Du tac au tac le diplomate lui répondit : "Nous avons tous nos petits secrets." avec un air de malice.

La Volpe après cette première rencontre les laissa sortir et on les accompagna jusqu'à une chambre : luxueuse. On leur indiqua qu'on leur menait de nouveaux vêtements pour l'occasion, on leur laissa aussi deux serviettes blanches, ou presque, pour se sécher. Le diplomate ne se souciant guère de la jeune femme qui l'accompagnait commença à se dévêtir et lui lança : "Si vous comptez vous sécher ma chère, vous avez tout intérêt à faire de même." D'un regard il lui fit comprendre que ce n'était pas le moment de converser. Une fois torse nu, il se sécha à l'aide de sa serviette et saisissant un pot de chambre qui se trouvait là, il prononça quelques paroles qui retirèrent le liquide qui se contenait dans ses habits, faisant un bruit suffisamment fort pour couvrir leurs discussions à voix basses et lorsque le liquide s'arrêtait de couler, il le fit couler de nouveau en captant l'humidité des lieux.

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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Lun 23 Nov - 3:32

Peu après qu'elle ait parlé, elle entendit le noble marmonner. Elle tourna légèrement la tête vers lui, pour essayer de voir à qui il parlait. Mais il ne semblait parler à personne. Puis elle eut une sensation de picotement au cou, qui coïncida avec l'arrêt du marmonnement de l'homme. Elle tâta son cou pour s'apercevoir que la plaie aura disparu. Elle jeta un regard intrigué au noble. De toute évidence, il savait aussi se servir de la magie et il s'en était servi pour la guérir. Dans quel but, elle n'en avait aucune idée. Celui-ci ne tarda pas à reprendre la parole, parlant plus haut cette fois. Elle échappa un petit rire quand il eu fini. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle avait fait, ce ne serait certainement pas le fait d'avoir été prise en filature de deux voleurs rentrant à leur repère secret que sa situation s'améliorerait. Mais elle sentit la pression autour de son bras s'accroître et cessa son rire en grimaçant. De toute évidence, son conducteur craignait qu'elle ne fomente un coup pour leur échapper, même s'il n'y avait rien de joyeux dans son rire.

Ils marchèrent longtemps à travers les rues. Ils devaient faire des détours intentionnellement, parce qu'elle n'avait pas eu l'impression que la ville était assez large pour qu'ils marchent si longtemps sans arriver à leur objectif, impression renforcée par le fait qu'ils ne cessaient de tourner. Elle avait tout d'abord porté une attention particulière sur le chemin, en prenant pour point de repère l'auberge de laquelle elle était partie, facile à retrouver puisque située sur un grand axe de la ville, mais après le 18e tournant, elle abandonna. Elle en avait déjà oublié quelques-uns. Ils connaissaient bien leur ville, ces maudits voleurs là. Elle ne doutait pas un instant que les voleurs de la ville soient ceux qui connaissaient le mieux la ville. À vivre là, à voler les riches marchands que les gardes s'empressaient de protéger, ils avaient dû apprendre à connaître tous les recoins et toutes les cachettes de leur ville.

Au final, elle ne mémorisa que les quelques premiers tournants et l'aspect externe de la bâtisse dans laquelle ils entrèrent. Au moins, c'étaient des informations suffisantes pour restreindre ses recherches à un quartier de la ville et lui indiquer quoi chercher. Encore que cette dernière information ne lui serait qu'à moitié utile, toutes les demeures des quartiers pauvres se ressemblaient plus ou moins. Elle nota cependant que la demeure faisait partie du cercle des bâtiments à trois étages de la ville. Elle fut cependant étonnée de constater à quel point la bâtisse dans laquelle ils entrèrent était vide, et plus encore quand elle vit qu'ils ressortaient dans une cour externe qui ne contenait que deux portes : celle par laquelle ils venaient de passer et celle du bâtiment dans lequel ils entrèrent. Voilà qui était intéressant. Ils se servaient d'une couverture, d'un bâtiment ordinaire pour cacher leur repaire qui ne l'était pas. Elle baissa la tête, s'assurant ainsi que personne ne pourrait voir son visage grâce à son capuchon, pour esquisser un sourire. Si cela les rendait impossible à repérer pour ces idiots de gardes, c'était en revanche un moyen de repérer le planque presque évident pour quiconque passait par le haut. En sachant dans quel quartier chercher et en passant par les toits, elle était presque sûre de pouvoir retrouver le repaire, au besoin. Excellente défense contre les garde, bien piètre contre leur semblable.

Quand ils pénétrèrent dans la seconde bâtisse, Inosa s'arrêta net et serait restée là pendant de nombreuses minutes pour examiner la salle, les yeux écarquillés, si celui qui la tenait toujours pas le bras ne l'avait pas forcée à avancer. Si elle ne s'était pas su au coeur de la guilde des voleurs, elle se serait cru chez le plus riche marchand de Teirm. Partout où elle posait les yeux, elle ne voyait que la richesse. Sur les mur, au sol et même au plafond. Ce ne fut qu'alors qu'elle prit conscience de l'importance de la guilde à Teirm. Les efforts combinés de tous leurs voleurs leur avait permis d'amasser un trésor digne d'un roi. Il y avait certainement sous ses yeux le fruit des efforts de centaines sinon de milliers de voleurs ayant oeuvré depuis la chute des dragonniers, si elle n'avait pas été créée avant leur chute.

Cependant, elle ne put observer la salle aussi longuement qu'elle l'aurait souhaité. Celui qui la tenait par le bras l'emmena rapidement dans une autre pièce, tout aussi luxueuse, dans laquelle il y avait un bureau, derrière lequel se tenait un homme qui releva la tête à leur entrée. Sentant que la prise de son gardien se relâchait, elle donna un petit coup de bras pour enlever son bras de sa main. Il ne fit aucun effort pour l'en empêcher. Ils savaient tous deux que même si elle tentait de s'enfuir, elle serait vite reprise, ne disposant d'aucun avantage qui lui aurait permis de compenser la faible connaissance qu'elle avait des lieux. Elle se frictionna le bras pour tenter de chasser la douleur tandis qu'elle laissa son regard vagabonder sur les lieux.

Ils restèrent tous les cinq là pendant quelques minutes, silencieux. Lorsqu'elle commença à se désintéresser de son environnement, elle se rendit compte du bruit que faisaient leurs vêtements en train de couler sur le sol. Elle se rappela alors qu'ils avaient marché pendant une bonne demi-heure sous une grosse pluie et qu'ils étaient complètement mouillés. Elle se rendit également compte qu'elle avait froid, en particulier aux mains, et les approcha de son visage pour souffler dedans et se les frictionner pour tenter de les réchauffer. Puis elle se demanda ce qu'ils faisaient là et ce qu'ils attendaient. Comme pour répondre à sa question, le noble et l'homme du bureau commencèrent alors à parler. Ce serait donc entre eux que se négocierait ce pourquoi le noble, pour lequel elle avait à présent la confirmation de son identité d'agent de l'Empire, était venu dans cette ville. L'homme du bureau était sans doute le conseiller du chef de guilde. À moins que ce ne soit lui, le chef? Elle en doutait un peu. Même s'il ne sortait jamais, parfois étaient introduites des personnes au sein de la guilde qui lui étaient étrangère. Et il était dangereux de montrer son visage à ces personnes. En tout cas, elle-même ne le ferait pas. Ceci dit, ce n'était pas impossible, si personne ne ressortait s'ils n'avaient pas donné satisfaction à la guilde. Elle frissonna, plus d'effroi que de froid, à cette idée.

À mesure que la discussion se poursuivait, le noble fut insolent envers l'homme du bureau, refusant de répondre à sa question et critiquant sa manière de faire, la dernière chose qu'Inosa aurait fait pour assurer sa survie, considérant leur situation actuelle. L'homme resta silencieux pendant quelques instants, durant lesquels Inosa le regarda craintivement. Sa réaction ne fut pas aussi terrible qu'elle ne le craignait, pourtant elle n'augurait pas mieux pour elle. À présent qu'on abordait son sujet, elle se sentit mal à l'aise, pourtant personne dans la pièce ne sembla le remarquer, trop concentrés sur l'échange entre le voleur haut gradé et l'impérial. Ce dernier sortit alors une réponse qui stupéfia la jeune voleuse, qui ne put s'empêcher de le regardé d'un air sidéré, que personne dans la pièce ne remarqua non plus. Mais elle n'eut pas le temps de placer un mot avant que les deux étrangers à la guilde ne soient congédiés.

On les mena à travers le bâtiment jusqu'à une chambre tout aussi luxueuse que le reste, mais la voleuse ne prêta ni attention au trajet, ni à la chambre. Elle ne quittait pas l'impérial des yeux, cherchant à comprendre ce qui l'avait motivé. Elle n'osa cependant pas l'interroger, se disant qu'il n'était bon ni pour lui ni pour elle que l'autre voleur apprenne maintenant le mensonge qu'on lui avait conté. Lorsqu'ils les laissèrent seuls, leurs deux gardiens leur annoncèrent qu'ils leur apporteraient bientôt de nouveaux vêtements. Elle se tourna alors vers le noble, qui la fit taire d'un regard avant de lui conseiller de se dévêtir et de retirer lui-même sa chemise. Elle lui jeta un regard furibond avant de faire léviter l'une des serviettes devant elle, pour la cacher à la vue de l'homme. Elle commença alors à se dévêtir, ainsi qu'il lui avait conseillé. Elle veilla cependant à garder sa dague. Il n'était pas dit qu'elle se laisserait tuer sans rien faire, si c'était là la décision des voleurs. Quand elle eut fini, elle noua la serviette autour d'elle et alla déposer ses vêtements sur le lit. Le noble, de son côté, avait saisi un récipient dans lequel il faisait couler l'eau de ses vêtements. Estimant que c'était là un bruit suffisant pour couvrir leurs échanges, elle prit la parole, parlant aussi bas que possible, mais plus fort qu'elle ne l'aurait voulu, en raison de sa fureur.

-Êtes-vous complètement fou? À quoi vous jouez? Qu'est-ce qui vous a pris de dire que nous nous connaissions? Que je vous accompagnais? Vous ne connaissez rien de moi, ni moi de vous! Vous ne savez même pas ce qui m'a conduit ici! Vous ne saviez même pas si votre affirmation serait cohérente avec le rapport que nos gardiens ne manquerons certainement pas de faire à cet homme! Ils se rendront compte de votre mensonge bien assez tôt et nous serons vous et moi dans une bien plus mauvaise posture alors. Ils n'estimeront pas pouvoir vous faire encore confiance, et moi... Maintenant que je suis ici, je recevrai sans doute le châtiment de mon ignorance et de ma hardiesse...

Elle se laissa tomber sur le lit, manquant de pleurer. À présent qu'elle était dans le repaire de la guilde, il ne faisait aucun doute qu'elle ne repartirait pas sans leur donner une bonne garantie. Elle avait volé sur leur territoire et elle avait suivi leurs hommes. Elle aurait découvert le lieu du repaire, si l'autre ne l'avait pas attrapé. Cela, ils ne manqueraient pas de lui en laisser un souvenir à long terme, pour qu'elle ne recommence jamais. Quel serait le prix, elle l'ignorait, mais avec des gens aussi louches qu'eux, elle ne serait pas étonnée que l'assassinat fasse partie de leur quotidien au même titre que le vol.

Ses sombres pensées furent interrompues par l'arrivée d'une personne qui vint leur porter le linge annoncé et qui repartit aussitôt. Elle le regarda d'un oeil critique. Il y avait là une tenue masculine conventionnelle, mais la tenue qui avait de toute évidence été prévue pour elle était une robe. Or, elle n'avait pas mis de robe depuis son enfance et elle n'était pas près de recommencer. C'était très peu pratique, dans son métier, que ce soit pour voyager ou pour escalader les bâtiments. Elle jeta un coup d'oeil à l'impérial avant de lancer une petit rire sarcastique.

-Une robe. Voyez-vous ça, ils ont apporté une robe. Voila des années que je n'ai pas mis une robe. C'est si laid et si peu pratique. À vous de choisir : sécher mes vêtements comme vous l'avez fait pour votre chemise ou mettre cette robe, car il n'est pas question que je la porte. Au fait, savez-vous qui est la Volpe dont le voleur a parlé, tantôt?

Elle avait assez parlé, c'était à son tour de parler. Il lui devait des réponse. Et qu'il le sache ou pas, c'était dans son intérêt de répondre rapidement, avant qu'on vienne les chercher pour la suite de leur entretien avec l'homme du bureau. Autrement, elle risquait de perdre patience. Et elle avait une dague sous la main pour le faire parler plus vite au besoin. Sa fureur était quelque peu retombée, mais une petite réponse de travers ou la moindre lenteur dans ses réponses et elle reviendrait. Gare à lui alors...

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Puis elle s'éloigna en ricanant, faisant sauter la bourse dérobée dans sa main avant de disparaître dans une chape de ténèbres.

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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Jeu 26 Nov - 1:11

Alors que la jeune femme se plaignait de son intervention, le jeune diplomate finissait d'enlever les dernières gouttes d'eau contenues dans ses vêtements. Une fois qu'elle eut fini de se plaindre et sans apporter de réponse claire il lui lança : "Avez-vous terminé vos jérémiades ? Vous me suiviez, je n'ai eu d'autre choix, ils vous auraient tués sur le champ si je n'avais pas prétexté vous connaître et je n'avais guère envie de laisser la joie à certains hommes de La Volpe de retourner à leurs vieux amours." Alors qu'il détaillait cela, il n'observait pas la jeune femme, lui laissant sa pudeur pour elle même et portait une attention toute particulière à la salle. Il s'agissait d'une chambre luxueuse certes mais les accès étaient peu nombreux, la cheminée tout au plus, l'entrée principale et les fenêtres qui donnaient sur une autre cours plus petite que celle par laquelle ils étaient passés. Zero remarqua une certaine agitation à l'intérieur de celle-ci, plusieurs hommes semblaient converser avec agitation malgré la pluie qui continuait de tomber drue. Il n'y prêta guère attention et se retourna, marquant une pause dans son discours.

Il avait entendu des bruits de pas en provenance du couloir, probablement la guilde qui apportait de nouveaux habits. Zero ouvrit lorsqu'on frappa plusieurs petits coups secs sur la porte et qu'on disposa sur le lit deux tenues, une chemise blanche avec un pantalon sombre et une robe violette en flanelle. Le jeune homme les remercia en opinant du chef. L'homme se retourna au dernier moment alors qu'il était sur le pas de la porte et leur dit : "Nous viendrons vous chercher ici dans quelques instants." Le diplomate referma la porte une fois l'homme sorti.

Une fois le livreur dehors, il recommença son processus afin de générer un bruit parasite qui empêcherait d'écouter les conversations. Il ne put réprimer un sourire en entendant les objections de sa compagne d'infortune à la vue de cette robe, qui certes ne lui convenait pas, mais était tout à la fois assez hideuse à dire vrai. 'Je veux bien vous aider à retirer l'eau de vos vêtements, cependant le tissu risque d'être encore un peu humide malgré le sort, une maîtrise de l'air nous serait plus utile en de telles circonstances." Notant intérieurement que c'était peut-être là une piste à envisager, il commença a faire s'écouler le liquide dans le récipient qu'il avait choisi pour l'occasion.

"La Volpe ?" répéta-t-il surpris après avoir entendu la question de la jeune femme. "Vous l'avez rencontré, notre interlocuteur précédent était La Volpe. Il s'agit du nom que s'est attribué l'actuel dirigeant de la guilde des voleurs, un vieux mot pour désigner un renard, symbole qu'il a choisi. D'après mes informations, cela fait près de cinq années qu'il dirige la guilde d'une main de fer et vous l'aurez compris, il aime le luxe" Alors qu'il fournissait ces informations à la jeune femme il avait saisi la chemise sur le paquet qu'on lui avait apporté, la sienne étant encore trop humide pour être mise. Il récupéra ensuite sa tunique bleutée au liserer orangé qu'il portait habituellement. Il réajusta la ceinture qui comportait son fourreau sur le côté gauche dans lequel reposait son épée et indiqua à la jeune femme qu'il valait mieux terminer de se vêtir, attendant le retour de ces hommes d'un moment à l'autre.

Ils finirent donc se préparer et attendirent qu'on vienne les chercher pendant plusieurs minutes. Au cours des quelques instants qu'il leur restait, le diplomate jugea le moment opportun pour les présentations, il lui tendit ainsi la main : "Je me présente, Zero Sasuraï, diplomate pour le compte de l'Empire et... à qui ai-je l'honneur ?" Le diplomate était debout, face à la jeune femme, l'observant avec intérêt mêlé avec une certaine curiosité, ne sachant pas trop quoi penser d'elle. Il pensait avoir vu son visage dans l'auberge, peut-être avait-elle été elle aussi intriguée par son comportement, ou bien s'était-elle retrouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Il chassa cette dernière pensée, non assurément elle le suivait, cela ne faisait aucun doute.

Soudain, alors qu'il se sentait pourtant pour le mieux, il se sentit vaciller. Un voile passa devant ses yeux, sa vision se troubla. Il essaya de se rattraper au mur mais ses jambes se défilèrent sous lui et il s'effondra. Alors qu'il tombait au sol, il eut une dernière pensée : "Pris au piège..." Tout était confus dans son esprit, cependant il arrivait encore à discerner des sons dans la pièce. Un groupe de plusieurs hommes était entré et un combat semblait se dérouler entre eux et la jeune femme qui n'avait guère de chance face à eux et peu d'issus pour s'en sortir. Il y eut plusieurs éclats de voix puis il sentit qu'on le saisissait par les épaules et qu'on le traînait dans le bâtiment. Ses sens étaient partiellement éveillés, cependant son corps ne bougeait pas malgré tous les efforts qu'il essayait de faire pour réagir et ne pas laisser ces hommes l'embarquer ainsi. Ils arrivèrent à une volée d'escalier qu'ils descendirent, il était toujours traîné, aussi ses jambes heurtèrent chaque marche causant peu à peu une certaine douleur.

Au bout d'un moment il ne put que fermer les yeux, tombant dans l'inconscience. Son cerveau engourdi ne parvenait pas à établir la situation ni à envisager ce qu'il convenait de faire. Il s'abandonna alors et ce fut l'obscurité...

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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Sam 28 Nov - 21:14

Elle remarqua aussitôt que l'impérial évitait soigneusement de la regarder. Par désir de montrer sa bonne volonté ou par gêne à l'idée de voir une femme inconnue nue, elle n'en avait aucune idée. Quoi qu'il en soit, c'était tant mieux. Il n'avait pas à regarder. Mais si son désir était de s'attirer sa sympathie, c'était un échec. Elle n'avait pas à apprécier quelqu'un qui faisait simplement ce qu'il avait à faire. Même si elle s'était arrangée pour cacher au maximum ce qu'il y avait à cacher, un accident était si vite arrivé, que ce soit un angle de vue favorable à voir ce qui ne devait pas l'être ou simplement la serviette qui serait tombé. Elle avait hâte de pouvoir remettre ses vêtements habituels. Au moins, elle n'avait aucune chance d'être trahie par eux.

Justement, sur ce sujet, le noble signala qu'il acceptait de faire son possible pour l'aider, la prévenant par contre que ce ne serait pas parfait, le tout avec un sourire qui l'agaça au plus haut point. Pourquoi souriait-il, celui-là? Qu'y avait-il de drôle avec le fait de détester les robes? C'étaient des vêtements faits pour les femmes au foyer et non pour les voyageuses ou les combattantes, et encore moins pour les voleuses. Puis elle se rappela qu'il ignorait encore quelle était sa profession. C'était agaçant, mais ça valait sans doute mieux. S'il savait qu'elle était une voleuse, il se méfierait d'elle, comme tout le monde, mais il croirait aussi qu'elle travaillait pour la guilde. Il se méfierait encore plus d'elle alors, croyant qu'elle avait une mission inavouable pour être traitée comme lui et l'accompagner et il ne manquerait certainement pas d'essayer, en vain, de se comporter avec elle de telle sorte qu'elle ferait un beau portrait de lui dans son rapport inexistant à l'homme du bureau. Elle haussa les épaules sans rien dire. Elle avait connu pire. Il ne resterait pas assez d'eau pour trop la refroidir ni pour couler sur les richesses de la guilde, les deux choses les plus importantes sur l'heure.

L'impérial se lança alors dans l'énumération des informations dont il disposait sur la Volpe, pour répondre à sa question. Elle fut très surprise d'avoir la confirmation qu'il s'agissait de l'homme du bureau et qu'il s'agissait du chef de la guilde, d'autant que le «la» laissait supposer qu'il s'agissait d'une femme. Elle frissonna. Cela confirmait ses soupçons, personne ne devait sortir d'ici sans lui avoir donné pleine satisfaction. Comment l'impérial pouvait-il être aussi tranquille? Même si ses négociations réussissaient, la Volpe exigerait de lui une garantie qu'il ne révélerait aucune information compromettante sur la guilde une fois être reparti. Et elle avait du mal à imaginer quelle pouvait être cette garantie, sinon la menace de voir tous ceux de la guilde qui auraient échappé aux garde le poursuivre dans le but de l'assassiner.

Comme il avait séché ses vêtements en parlant, elle put se rhabiller. Comme précédemment, elle fit flotter la serviette devant elle avant de commencer à enfiler ses vêtements. Elle rattacha ensuite sa dague à sa taille et son épée à son dos, puis passa la serviette dans ses cheveux, pour absorber le plus d'eau possible. Elle la plia ensuite pour la remettre sur le lit. Le noble, qui semblait plutôt bavard et semblait apprécier le protocole habituel des premières rencontres, même si la leur avait commencé de manière très étrange, lui tendit la main en lui disant son nom.

Les événements se déroulèrent rapidement à partir de là. Elle jeta un regard furieux au noble, voulant lui signifier qu'il n'aurait pas son nom si aisément, mais celui-ci s'effondra au sol. La porte s'ouvrit à la volée, laissant place à quatre hommes qui entrèrent dans la pièce. Ils marquèrent un léger temps d'arrêt, visiblement surpris, avant de dégainer leur arme. Elle fit de même en reculant vers une fenêtre. Elle savait qu'elle ne tiendrait pas longtemps face à quatre homme et que sa seule chance était la fuite. Alors qu'elle levait le coude pour briser la fenêtre, n'ayant pas le temps de l'ouvrir et oubliant sa magie, un des voleurs se précipita vers elle. Elle évita le coup et entendit un bruit de verre brisé et de métal contre métal derrière elle. Un coup d'oeil vers la fenêtre et elle vit que celle-ci s'était ouverte, même si elle ne comprit pas pourquoi. Elle se glissa aussitôt au travers, tandis que l'homme relevait son épée et que deux autres voleurs se joignaient à lui. Elle commença alors l'escalade vers le haut, préférant courir sur les toits qu'au travers du labyrinthe au sol. La pluie rendait difficile la vue au loin, elle n'arrivait donc pas à voir les murailles de la ville, mais elle prit néanmoins la direction qu'elle pensait être la bonne.

Un bref coup d'oeil vers l'arrière lui montra qu'un des voleurs la poursuivait. Les deux autres n'avaient visiblement pas pu escalader le mur. Tant mieux. Elle s'aperçut néanmoins que l'homme qui la suivait gagnait du terrain, malgré tous ses efforts pour le distancer et la faible nécessité de connaître les lieux. Quand il l'eut presque rattrapé, elle se jeta au sol, dégaina sa dague, se retourna pour entailler le mollet de celui qui la suivait, qui tomba au sol, et elle se releva. Un saut sur le côté la plaça hors de la portée des mains que l'homme tendait dans sa direction et elle poursuivit sa course. Elle avait distancé celui-là, mais la guilde ne manquerait pas d'envoyer rapidement ses hommes aux travers de la ville pour la retrouver.

Elle parvint néanmoins à la rue principale, qui menait directement aux portes de la ville. Avec un soupir de soulagement, elle descendit du toit où elle était. Cependant, au moment où elle posa le pied à terre, quatre personnes sortirent d'une ruelle pour l'encercler. Elle dégaina sa dague qui sauta aussitôt de sa main par un coup d'épée que l'un des hommes donna dessus. Elle tenta d'utiliser ses pieds et ses poings pour se défendre, mais fut malgré tout immobilisée, ce qui ne l'empêcha pas de se débattre. «Mais assommez cette furie, quelqu'un!» entendit-elle crier autour d'elle. *Le plan du noble, quel qu'il soit, a complètement échoué. Nous sommes tous deux entre les mains de la guilde des voleurs, à présent*, fut sa dernière pensée avant qu'une douleur fulgurante derrière la tête ne la plonge dans l'obscurité totale et rapidement dans dans l'inconscience.

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MessageSujet: Re: [RP] Silent Running [Inosa]   Mer 16 Déc - 19:09

Le diplomate, qui ne s'était pas attendu à un tel niveau d'inimitié à son égard se réveilla quelques heures plus tard, du moins c'est ce qu'il lui sembla en observant la luminosité de la pièce dans laquelle il était à présent. Ses membres étaient endoloris. Zero reprenait lentement conscience de ses sens jusqu'au moment où une vive douleur l'envahit au niveau de sa cheville lorsque tout son corps fut de nouveau éveillé. Celle-ci s'était probablement cassée lorsque les hommes de La Volpe l'avait conduit jusqu'à cette salle en le traînant dans des escaliers, son niveau de concentration n'était cependant pas encore assez élevé pour se soigner, aussi remit-il cela à plus tard. Tentant vainement d'oublier la douleur qui lui déchirait la cheville droite, il essaya de visualiser correctement l'espace dans lequel il se trouvait. Il était attaché, les bras étendus sur une planche de bois. Avant de le mettre là on avait pris soin de lui retirer sa chemise et de laisser la peau nue contre le bois. Cette constatation lui suffit pour comprendre que les vêtements qu'on leur avait fourni avait été empoisonnés chose auquel il ne s'était pas attendu surtout que cela pouvait être considéré comme une tentative d'assassinat contre un diplomate officiel pour le compte de l'Empire. Il observa ensuite la pièce dans laquelle il était enfermé, elle était plutôt petite, disposant de murs de pierres nues bien moins riches que ne l'avait été les pièces qu'il avait fréquenté jusque là dans la guilde des voleurs. Une idée lui vint alors, était-il seulement encore dans la guilde des voleurs ? N'avait-il pas été transporté à l'autre bout de la ville, loin de la guilde ? Il se dit que ce lieu n'étant pas connu, il n'y avait guère de raison pour qu'une telle chose se produise, cependant il n'avait aucune certitude sur ce point. Alors qu'il était plongé dans ses réflexion, son regard s'attarda sur la poignet de la porte qui s'activait. La porte laissa apparaître La Volpe suivi par un de ses sbires, un gorille de près de deux mètres de haut disposant d'une forte musculature.

« Oh bonjour, heureux de voir que vous allez bien, je vous offrirai bien un thé si je n'étais pas attaché. » se contenta de lui lancer le diplomate affichant un rictus entre l'amusement et la douleur provoquée par son membre cassé et en esquissant un mouvement d'épaule. La brute qui accompagnait à ce moment là le chef de la guilde esquissa un mouvement que calma aussitôt son supérieur qui continua sur le même ton : « Allons, allons, il ne faut pas vous en faire pour nous Monsieur Sasuraï. » Il prit place sur le seul siège qui se trouvait au milieu de la pièce et s'installa confortablement avant de reprendre : « Dites-moi plutôt pourquoi vous teniez absolument à nous trouver. » L'homme qui l'avait accompagné dans la pièce fit craquer ses doigts lui faisant comprendre que le sarcasme serait réprimé avec violence. « Oh je vous ai déjà esquissé le but de ma visite qui n'avait pour intérêt que la diplomatie pure et simple. » L'homme raffiné qui se tenait devant lui esquissa un sourire : « Dites-moi seulement ce que vous attendez de moi en échange d'un accord qui me permettrait d'exercer librement ? » Sasuraï vit la brute se rapprocher un peu plus de lui du coin de l’œil et se focalisant sur l'homme qui se trouvait devant lui : « Certainement pas de l'amabilité... » Remarque qui fut violemment sanctionnée par un coup de poing porté dans ses cottes, ce qui lui arracha un cri de douleur. « Je vous conseillerais de ne pas jouer à ce petit jeu avec moi. » le réprimanda le voleur. « Quel dommage, moi qui commençait à peine à y prendre du plaisir. » remarque qui fut de nouveau sanctionnée par un violent coup qui provoqua un craquement de ses cottes signe qu'il avait intérêt à arrêter là de le provoquer. Après un nouveau cri de douleur, le voleur se leva et observa son « hôte ». Celui-ci ne souhaitant toujours pas lui donner ce qu'il espérait il s'adressa de nouveau à Zero : [color=orange]« Étant donné que vous n'êtes guère loquace, voyons si votre amie le sera plus que vous. » Il se dirigea vers la porte du fond après un dernier regard à sa brute qui le suivit en faisant de nouveau craquer ses articulation, presque déçu de ne pas avoir pu déchiqueter le diplomate.

Zero se retrouva seul dans la pièce où il était toujours attaché. Ces quelques coups, bien qu'ayant provoqué de vives douleurs lui avait fait reprendre pleinement conscience de ses moyens. Il se focalisa tout d'abord sur ses cottes qu'il soigna grâce à son pouvoir. La douleur était telle qu'il eut du mal à se procurer des soins mais il tâcha tant bien que mal de recoller les morceaux endommagés. Une fois ceci fait, il ressentait une certaine gêne au niveau de ses côtes mais rien qui ne soit trop douloureux. Il se concentra ensuite sur sa cheville qui le lançait encore fortement et la soigna avec plus d'application, sa douleur le quittant peu à peu. Ses maigres forces magiques qui lui restait ne laissait pas suffisamment de temps pour pouvoir se libérer et assurer son évasion, il abandonna l'idée pour l'heure, heureux de s'être soigné même si les soins prodigués n'étaient pas parfaits. Il repensa à l'humaine qui l'avait accompagné dans la guilde, constatant qu'elle n'était pas parvenu à s'échapper au souvenir de la dernière remarque qui lui avait été adressée.

Après de longues minutes à attendre, il vit de nouveau la poignée s'activer et les deux hommes qui l'avaient visité revenir. Zero ne leur laissa pas le temps de prendre la parole et se contenta de lancer à l'homme élégant qui se tenait devant lui plein de morgue : « Je vois que vous ne pouvez plus vous passer de moi vous m'y voyez honoré. » La personne à qui cette réflexion s'était adressée avait levé un sourcil constatant que son « invité de marque » n'avait guère appris de la douleur qui lui avait été infligée auparavant. Lorsqu'il s'apprêta à parler, le diplomate ne lui laissa pas cette occasion et continua : « Cessons ce petit jeu, voulez-vous ? » « Je n'aurais pas mieux dit... » reprit-il avant de se faire de nouveau couper par le diplomate qui avait retrouvé une nouvelle assurance : « Conduisez-moi à votre véritable chef ! » Le voleur qui lui faisait face parut décontenancé, il avait mordu à l'hameçon et ses soupçons vis à vis de la guilde était fondés : « Allons, allons je sais pertinemment que vous ne dirigez pas la guilde du moins pas seul, conduisez-moi à l'héritière légitime de la guilde, fille de Fiorella de Marsi. » L'homme qu'il avait en face de lui avait perdu de sa superbe, le diplomate avait fait mouche et les masques tombaient à présent... La Volpe de renard flamboyant devenait un rat agité ne sachant que faire et quoi répondre du moins c'est ce que percevait le diplomate dans son regard tout en esquissant un nouveau sourire qui cette fois n'était plus mêlé à une quelconque douleur...

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